dimanche 18 août 2013

Rouge abattoir - Gilda Piersanti


Rouge abattoir (un hiver meurtrier), roman de Gilda Piersanti, édité en 2003.

Genre: Thriller/polar
Environ 280 pages.
Edition Pocket de 2008.

Ce roman fait partie de la série des " Saisons meurtrières " : Rouge Abattoir (2003), Vert Palatino (2005), Bleu Catacombes (2007) et Jaune Caravage (2008).
Je ne possède que ce volume 'Rouge abattoir' de la série.

Bref résumé: En plein hiver neigeux à Rome, une troisième femme vient d'être retrouvée assassinée dans le quartier du Testaccio, au centre de Rome, anciennement célèbre pour les nombreux abattoirs qui se trouvaient là jusque dans les années 1970.
La presse affiche déjà l'hypothèse d'un tueur en série, ce que le commissaire D'Innocenzo se refuse à croire. Mais la population romaine risque de paniquer à tout moment, au vu des événements qui frappent le quartier devenu chic et fréquenté, le commissaire doit donc vite trouver le coupable, avec l'aide d'une jeune inspectrice ambitieuse: Mariella De Luca.
Ils doivent faire vite, nous sommes le 26 décembre...

Un bon polar, avec un scénario simple, qui comporte tous les ingrédients classiques du polar: tueur, flics, enquête difficile, etc... On peut cependant regretter un déroulement trop facile, un manque de suspens (je me suis retrouvé à comparer ce roman au déroulement du Da Vinci Code), mais qui ne gâche pas la lecture qui reste plaisante et simple.

Un polar qui ne révolutionne rien, si ce n'est qu'il nous fait voyager au cœur de Rome, dans un cadre blanc tacheté de rouge...

Notons que ce roman a connu une adaptation TV française en 2012: Hiver rouge.

samedi 17 août 2013

Mission seafighter - James Cobb


Mission seafighter, roman édité en 2007 en France.

Environ 500 pages.
Genre: Thriller/polar/opération militaire.

Ce roman est le 3ème récit de la série mettant en avant le capitaine Amanda Garrett, mais chaque aventure peut être lue indépendamment.
Petit plus de l'édition, un glossaire en fin du roman nous renseignant sur le vocabulaire militaire (armes, véhicules et acronymes).

Bref résumé/synopsis: 2009. Le général Belewa, Premier ministre de l'Union d'Afrique Occidentale (UAO), a fédéré par la force et les armes, le Liberia et la Sierra Leone. Machiavélique, il mise désormais sur la déstabilisation de ses voisins pour agrandir l'UAO : aujourd'hui la Guinée, demain la Côte-d'Ivoire, sur laquelle il s'apprête à lancer une flottille de canonnières discrètes, mobiles, implacables - que les patrouilles côtières des forces de l'ONU seront dans l'impossibilité de stopper. Devant la lenteur des bureaucrates, l'US Navy et ses commandos n'ont pas l'intention de rester les bras croisés. Mais il leur faut un chef énergique, doublé d'un tacticien. Le vice-amiral McIntyre ne voit qu'une personne pour tenir ce rôle : le capitaine Amanda Garrett, une légende dans la marine américaine. Sa carte maîtresse : une arme inédite, des hovercrafts surpuissants, adaptés au combat naval: les seafighters. Dans les eaux troubles et saumâtres de l'Afrique de l'Ouest, la Mission Seafighter peut débuter...

Un bon thriller militaire, n'étant pas un passionné du genre je me suis pourtant bien laissé prendre par l'intrigue et le rythme du roman. Une lecture assez simple, basée sur de l'action, sans pour autant déranger ni transcender.
Le reproche principal à faire porte sur les premiers chapitres (ou plutôt sur les 50 premières pages), très courts, qui adoptent presque un style télégraphique, dont le but est certes de poser les origines du conflit, mais dont le rythme est un peu trop rapide.

lundi 12 août 2013

Le magicien d'Oz - Frank Lyman Baum


Le Magicien d'Oz, écrit en 1900, est le premier récit de la série des 14 contes sur le pays d'Oz écrit par son créateur: F. Baum. Couverture de l'édition Pocket de 2013.

Liste des 14 récits originaux, et des récits complémentaires par d'autres écrivains: ici.

Environ 180 pages. L'édition Pocket est bizarre car le synopsis en couverture nomme l'héroïne 'Dorothée' alors que la traduction du récit reprend le nom anglais de 'Dorothy'.

Suite à la sortie du film "Oz the Great and Powerful" je me suis lancé par curiosité dans le petit achat du récit premier du nom, car je n'avais quasiment aucunes connaissances du récit de Baum, tant en livre qu'en film.

Je peux cependant faire quelques reproches moins pointilleux sur le récit, malgré la date de son écriture assez éloignée:
- un récit court (comme tous les contes) mais dont les phases d'actions sont beaucoup trop rapides (problèmes et solutions sont souvent présentés à une ou deux pages de 'distance').
- des personnages présentés mais dont on ne sais pratiquement rien (il faut lire l'ensemble des 14 récits pour apprendre le passé ou le devenir des personnages que rencontre Dorothy et ses compagnons).
- une fin présentée en un chapitre de 9 lignes exactement (je les ai compté pour être sûr de mon propos).

Mais j'ai tout de même pris un réel plaisir à imaginer et imager les lieux fantastiques que traverse Dorothy et ses amis.

Lecture faite en une semaine.

vendredi 9 août 2013

Tic Tac - Dean R. Koontz


Tic Tac, roman de 1996 (édition française de 1997). Par D. R. Koontz auteur de romans de terreur déjà présenté en mars 2013 dans l'article du Masque de l'oubli.
Environ 300 pages.
Genre: suspense/thriller, horreur, vaudou, malédiction.

Bref résumé/synopsis: Il avait oublié les démons de sa terre natale. Les démons, eux, ne l'avaient pas oublié...
Immigré vietnamien, trente ans et auteur de polars, Tommy Phan a adopté avec passion le rêve américain. Un soir, il découvre au seuil de sa maison une petite poupée de chiffon. Lorsqu'il la rapporte à l'intérieur pour l'examiner de plus près, celle-ci s'anime et s'échappe.
Il commence par la poursuivre, mais bientôt les rôles vont s'inverser et c'est lui qui va devoir fuir devant ce diablotin aussi agressif qu'intelligent, qui se transforme rapidement en une formidable machine à tuer. Qu'est-ce donc que cette créature et pourquoi s'en prend-elle à lui ?

Un roman qui démarre à la manière d'un polar, mais qui prend un rythme assez structuré et croissant (du lent au plus actif), où l'auteur mêle suspense, romance, et situations décalées. L'auteur l'indique même dans sa postface (en fin de roman donc. *captain obvious*) que certaines scènes ne sont que comédie burlesque.
J'ai eu du mal à accrocher à l'histoire, car si la trame principale est intéressante, beaucoup de scènes sont inutiles ou cassent le rythme à mon goût.
En comparaison, Le masque de l'oubli est meilleur que ce roman.

mercredi 7 août 2013

Metro (saga en cours) - Dmitry Glukhovsky


Metro 2033, roman russe de 2005 publié en France en 2010.

J'ai découvert ce roman par un jeu-vidéo du même nom Metro 2033 (au début de 2013, alors que le jeu date de 2010): à la fin du jeu -qui est un FPS- les crédits annoncent "inspiré du roman de D. Glukhovsky, Metro 2033".
Le jeu m'ayant fortement plu, je me lance dans l'achat des romans Metro 2033 et de sa suite Metro 2034.

Genre: Science-fiction/post-apocalypse/Fallout-like.
Environ 600 pages.

Bonus de l'édition: chaque roman possède une carte du métro, avec le nom des stations et les couleurs de rames, ce qui est TRES utile pour se repérer dans la lecture, et suivre plus facilement l'avancée des personnages! Voici une de ces cartes, à titre d'exemple (légende et texte en Anglais -en gris clair-).

Bref résumé: Moscou, 2033, les survivants du genre humain survivent dans les anciennes rames de métro... où l’électricité est un luxe, où tous les moyens de communication et de locomotion modernes sont détruits, où l'argent n'existe plus, où le passage d'une station à l'autre ne prend plus 15 minutes, mais une demi-journée...
Tout cela car environ 50 ans auparavant, les Etats ont condamné la Terre et ses habitants par un conflit nucléaire à l'échelle planétaire. Depuis, seuls quelques milliers(?) ont survécu aux radiations et se terrent dans les vestiges de la civilisation humaine... ou du moins c'est ce que les habitants du métro moscovite osent espérer.
Puisque la surface irradiée depuis plus de 50 ans, est aujourd'hui le domaine de nouvelles espèces (mutants ou prochaine étape de l'évolution?) qui s'attaquent sans cesse aux derniers bastions de la race humaine, et qui empêche une exploration du monde extérieur qui fut autrefois ce que les hommes appelaient 'chez eux'.
Artyom est un jeune homme quelconque: orphelin suite à la guerre nucléaire, recueilli par un homme généreux mais strict et qui vit dans une station qu'il n'a jamais quitté, la VDNKh. Mais un jour, après sa rencontre avec un certain 'Hunter' il va, malgré lui, rapidement se retrouver être celui dont dépend la survie du métro et de ses habitants si la mission qu'on lui a confié échoue...

Un très bon roman, plein de rebondissement, au rythme très accrocheur et qui permet de suivre la progression du jeune Artyom sans ennui. Je dois avouer que le fait d'avoir jouer au jeux-vidéo m'a beaucoup aidé à imager les différentes créatures, les différentes stations, et l'ambiance sombre et inquiétante détaillées dans le roman. Ma lecture du roman n'a pas dépassé un mois tellement l'action et le cadre me plaisait.


En 2009 Glukhovsky écrit Metro 2034, qui sort en France en 2011.
Environ 400 pages.

Entre la lecture de Metro 2033 et celle-ci, un second jeux-vidéo inspiré de l'univers de Glukhovsky est sorti: Metro Last Light (en mai 2013).
J'ai donc commencé le jeu avant d'entreprendre la suite du roman. Le jeu m'a déçu, tant par l'intrigue que par l'agencement des missions, dont le rythme est beaucoup plus lent, et l'atmosphère moins sombre. Les créatures y jouent un rôle secondaire dans de nombreuses phase du jeu. Mais le point fort du jeu est qu'il est la suite direct du jeu premier du nom ainsi que du premier roman.

Ma première réaction, suite au jeux-vidéo et à la lecture de 2034, est de constater tristement que seul un élément dans le jeu est commun au roman (je ne vous dirais pas lequel), puisque le jeu Metro Last Light pose en fait les prémices au prochain roman: Metro 2035.

Bref résumé du roman: Une station isolée, la Sevastopolskaya, perd le seul moyen de communication qu'elle dispose avec le reste du métro (le téléphone, les lignes semblent coupées). Les dirigeants de la station décident donc d'envoyer des expéditions et des caravanes pour découvrir d'où vient le problème. Mais plusieurs jours après, aucunes de ces expéditions n'est jamais revenue ou n'a donné signe de vie...

Pour en revenir à Métro 2034, ce deuxième roman m'a vite désenchanté: plus court, Artyom n'y est plus le personnage principal, le rythme est très mauvais: haché par une alternance de scènes distinctes mettant en avant des personnages différents, et les créatures n'apparaissent plus comme un danger réel et permanent.
La lecture de ce roman m'a pris près de deux mois tellement la déception était évidente et marquante.

La saga va donc se poursuivre avec Metro 2035 (décembre 2013 pour les Russes, si l'on en croit les références dans le jeu Metro Last Light), après de multiples reports, l'oeuvre semble prévue pour Juin 2015 en Russe, comme en atteste l'instagram de l'auteur: ici.

Un screen du jeu, où Metro 2035 est annoncé 'in stores december 2013'
Un screen du jeu, présentant les 3 romans: 2035 est à gauche (cliquer sur les images pour les agrandir).

J'espère honnêtement que le 2035 rattrapera la déception que j'ai connu avec 2034, car l'univers de la saga est génial et me plaît fortement.

Reste à vous faire votre propre avis!

Post-scriptum (possible spoiler sur des détails du roman): Après avoir fait quelques recherches sur Moscou, il s'avère que les romans sont truffés de détails véridiques et attestés concernant la ville et son métro.
Ainsi, les noms de stations sont ceux que vous pourrez retrouvez en explorant la ville à l'heure actuelle; les portes étanches semblent exister (j'irais vérifier à l'occasion) afin d'éviter une possible infiltration des eaux de la Moskova sous la ville pouvant causer l'effondrement des fondations de celle-ci; les œuvres d'art ornant certaines stations sont bel-et-bien mentionnées et décrites dans leur représentation actuelle; la référence à D6 et au Métro 2 fait encore débat aujourd'hui, voyez vous-même; etc...