mercredi 31 décembre 2014

Epic - Conor Kostick



Epic, roman de 2006, par Conor Kostick, est le premier tome d'une trilogie titrée en anglais 'Avatar Chronicles' continuée par les oeuvres Saga et Edda.

Environ 450 pages. Edition de 2011 - réédité en 2013.

Genre: Fantasy, Aventures, MMORPG/jeu-vidéo.


Bref résumé: Dans un lointain futur, la Terre n'existe plus. Les survivants du genre humain ont colonisé une autre planète où une règle est d'or: la violence, sous toute ses formes, est proscrite. Le monde d'Epic est un monde virtuel où se règle tous les conflits de la société: les avatars de chacun définissent, suivant leur évolution et leurs accomplissements, leur place dans la société. Cependant, il faut savoir que si son avatar meurt dans Epic, il faut recommencer à zéro... et cela se traduit par une condition sociale misérable car l'on se retrouve réassigné à des travaux souvent pénibles et périlleux....

Erik, jeune ado de 14 ans, rêve de tuer un dragon afin de s'arracher à sa misérable condition et d'aider sa famille. Suite à la mort de son avatar dans une tentative désespéré face à un dragon, contre toute logique il décide de créer un avatar féminin aux caractéristiques peu communes. C'est alors que pour lui, et ses amis, débute l'exploration des multiples possibilités du monde d'Epic... et le bouleversement d'un équilibre précaire au sein de celui-ci.

Avis: Ce roman pour jeune public est agréable, bien que parsemé de nombreux petits points noirs qui viennent l'entacher: par exemple, il est parfois trop rapide et trop facile dans son récit. En effet à la lecture de ce roman, on dirait que rien ne peut réellement entraver l'avancée d'Erik et ses amis dans leur quête, la difficulté n'est pas assez retranscrite.

Autre petit bémol: si Epic est un jeu, le système de "level" lui est totalement étranger, ainsi un avatar débutant peut, si il en a les moyens financiers, acquérir une arme légendaire et surpuissante. Ce qui, pour moi, est aussi un des problèmes posé à la lecture de ce récit.

De même le 'bad guy' intervient bien trop tard dans le récit, et intervient de manière assez commune, avant de se révéler dans sa véritable nature. C'est dommage.

Mais tout ces petits défauts n'ont pas empêcher ma lecture d'être agréable et rapide, puisque le roman m'a occupé trois nuits consécutives, et que je ne serais pas contre l'idée de me procurer les deux autres volumes de la saga.

Mais, il y a un hic, c'est que ces deux récit n'ont pas encore été traduits. Saga a été édité en 2009 et Edda en 2011, nous sommes à la veille de 2015 à l'heure où je rédige ces lignes et... pas de traductions de ces deux volumes. L'achat de la VO en occasion s'impose donc à moi.



Si vous découvrez Epic à un prix raisonnable (moins de 5€) je vous conseille cet achat, et cette lecture. Cependant soyez prévenus nous sommes loin d'Harry Potter ou de l'Epouvanteur, cette saga se destine à de jeunes adolescents. De plus, à mon gout, Sword Art Online, déjà détaillé dans ce blog -ici- est pour moi bien largement au-dessus d'Epic, dans le thème des mondes virtuels.

dimanche 7 décembre 2014

Le dernier des Aguris T.1: l'ombre du crépuscule - Jane Kinkster


Le dernier des Aguris T.1: l'ombre du crépuscule, roman de 2012, par Jane Kinkster (son vrai nom français étant Catherine Diran.)

Environ 250 pages. Edition de 2012.

Genre: Post-apocalypse, thriller, fantasy.

Bref résumé: Dans une société post-apocalyptique ou les termes tels que 'voitures' et 'radio' n'ont plus aucuns sens, Jonas et sa jeune sœur Jane, tentent malgré tout de survivre: survivre à la violence, aux intempéries, à la faim, aux hommes, aux bêtes et autres dangers... 

Ils se retrouvent malheureusement pris au piège par une bandes de barbares, les Choosers, et sont sauvés in extremis par un homme nommé Elmore. Peu après, celui-ci les quitte mais leur indique un lieu où il pourraient trouver refuge: un manoir.

Mais ce manoir n'est en rien un refuge, c'est un établissement où la violence et le vice sont les maîtres-mots. Survivront-ils, sachant qu'ils seront désormais séparés l'un de l'autre?

Avis: Le prologue nous plonge dans un univers où l'on comprend que les normes de notre société n'ont plus cours depuis longtemps. Mais à mon goût le thème du monde chaotique est trop rapidement délaissé, pour laisser place au thème du huis-clos (voir de l'emprisonnement) et au système abusif que peuvent exercer les personnes au pouvoir et les adultes. Le roman est découpé en de nombreux chapitres, très courts, qui se centrent à chaque fois sur l'un des personnages importants rencontrés. 

J'ai aimé la description du 'soultball': version barbare et primitive du football US, très proche du jeu-vidéo Blood Bowl.

La lecture du roman se fait très facilement, et l'on enchaîne pages après pages, cependant je pourrais reprocher le trop grand nombre de questions soulevées restées en suspend... malgré que ce ne soit qu'un 1er volume. Pour le reste je n'ai pas grand chose à dire de ce roman, qui m'a bien diverti et auquel j'espère une suite et un aboutissement.

Dernier point: la couverture reste assez mystérieuse par rapport au contenu du récit.

lundi 17 novembre 2014

Le Diable chuchotait - Miyuki Miyabe


Le Diable chuchotait, roman de 1989 par l'auteur japonaise Miyabe Miyuki. 

Environ 370 pages. Edition française de 2012.

Genre: Thriller, policier.

Ce livre est mon premier 'vrai' roman d'un auteur nippon, étant plus habitué au format des light novels, plus court et souvent traduit en anglais.

Bref résumé: Tokyo, dans les années 1980. Septembre: les journaux relatent la mort d'une jeune femme à quelques jours de son mariage, se jetant du haut d'un immeuble... Puis quelques semaines plus tard, début Octobre, ils font mention de la mort d'une seconde jeune femme, morte se jetant sous un train. Au début Novembre une troisième mort vient s'ajouter à ce palmarès macabre... Cependant cette troisième mort va impliquer Mamoru, adolescent de 16 ans au passé difficile, car la victime a été renversée par son oncle, chauffeur de taxi, qui se retrouve arrêté par la police. Mamoru va alors tenter son possible pour prouver l'innocence de son oncle.

Avis: Déjà, un GROS défaut apporté par le résumé de présentation du livre, le quatrième de couverture, qui dévoile l'intrigue correspondant au cent premières pages du roman...

Ceci étant dit, le récit est génial! On suit le quotidien de Mamoru qui, de ses petits moyens, va mener son enquête, pas à pas, pour innocenter son oncle et découvrir le fin mot de l'histoire autour de cet accident. On est loin des thriller habituels (et parfois clichés) où le héros est le flic en charge de l'affaire avec des moyens d'enquête facilité et une certes habitude à ce genre d'affaire, puisqu'ici le récit est axé sur un adolescent quelconque et commun de 16 ans. Et c'est précisément cette approche qui m'a particulièrement plu: on sort des sentier baliser du thriller pour s'aventurer ailleurs.

De plus, l'intrigue est cohérente et traite de sujets contemporains, rationnels et probables. La révélation finale est cependant un peu facile à cerner (à mon goût),  et même si le motif est banal il reste cohérent et probable. Le plus du roman, c'est que l'enquête de Mamoru va le mener sur un terrain qu'il ne soupçonne pas entièrement... et qui se relève plein de secrets.

Ce roman fait aussi passer un message qu'il est parfois bon de se rappeler. A vous de le vivre par cette lecture que je conseille vivement.

dimanche 12 octobre 2014

All You Need Is Kill (Edge of Tomorrow) - Hiroshi Sakurazaka


All you need is kill, light novel de 2004 par l'auteur japonais Hiroshi Sakurazaka. 

Environ 230 pages.

Genre: Science-fiction, action, guerre. Récit qui a inspiré le film Edge of Tomorrow (Le roman a été réédité cette année, 2014, sous le même titre d'ailleurs).

J'ai lu ce light novel en eBook anglais.

Bref résumé: La Terre est envahie par des extra-terrestres, les Mimics. Malgré tous les efforts déployés, tout semble perdu. Keiji Kiriya, nouvelle recrue dans l’Armée de la Défense des États (UDF en anglais, pour Union Defense Force), participe à sa première bataille et est tué au cours de celle-ci. Mais voilà qu'à sa grande surprise, il se réveille le jour précédant la bataille...

Avis: Ce récit a été repris en version manga en deux volumes. Ayant lu le manga avant le light novel, j'ai, une fois ma lecture terminée du roman, été agréablement surpris du respect des personnages et du récit par le support manga.

Déjà l'histoire diffère grandement du format cinéma: les batailles se déroulent au Japon, l'intérêt d'une bataille au Japon est très bien justifiée d'ailleurs!

Ensuite, l'auteur s'attarde sur les deux personnages principaux, ainsi le lecteur adopte le point de vue des deux personnages (Rita Vrataski et Kenji Kiriya), en apprend autant sur leur passé et les raisons qui les poussent à se battre, ce qui va bien plus loin dans l'immersion que le simple film.

Autre chose géniale: le roman nous en apprend beaucoup sur les Mimics: leurs origines sur Terre, leur apparence, la raison de leur agressivité envers l'humain, leur objectif primaire, leur fonctionnement en groupe, etc...

Le récit accorde aussi plus d'importance à la succession des "jours" et à ses conséquences sur Keiji (moral, habitudes, personnalité, etc...).

Mais soyez prévenu, ce récit est sombre et morbide... Comme le titre l'indique, il suffit de tuer.


Keiji et Rita dans la version manga


L'auteur justifie le lieu des combats car le Japon étant à la pointe de la technologie qu'il est le seul pays à permettre de réparer/fournir les armures de combat (les Jacket).

mardi 2 septembre 2014

La Légende Final Fantasy VIII - Rémi Lopez



La Légende Final Fantasy VIII de Rémi Lopez, œuvre de 2013.

Env 200 pages.

Genre: Jeux-vidéo, fantasy, romance, documentaire.

Présentation: Final Fantasy VIII, c’est une histoire atypique, complexe, mêlant la sorcellerie aux voyages temporels. Par l’éclaircissement de certaines zones d’ombres et l’évocation de théories parfois fantasques, ce livre vous accompagnera sur le chemin tortueux de sa pleine compréhension. Au travers de son récit et de son développement atypique, La Légende Final Fantasy VIII analyse son gameplay, décrypte ses influences et l'impact qu'il a joué dans l'industrie atypique du monde du jeu de rôle japonais.

Ecrit à la fois comme un témoignage d’amour et le socle d’une multitude de réflexions, dépassant parfois le cadre du jeu vidéo lui-même. Il cherchera à déterminer en quoi l'œuvre de Squaresoft est bel et bien un RPG unique, culotté et surtout maîtrisé. Pourquoi lorsque l’on mentionne son nom, le joueur a tendance à lever les yeux au ciel en esquissant un léger sourire : s’agit-il juste d’un bon souvenir, ou de la nostalgie d’une époque dorée ?

Souvenez-vous de Squall, Linoa, Laguna, Zell ou encore d'Edéa, et laissez-vous porter au fil des pages de ce récit...

Avis: L'œuvre n'est pas un roman à proprement parlé, mais plutôt un documentaire analytique du jeux-vidéo et de son univers. Dès son aspect extérieur, l'œuvre m'a séduite: une couverture rigide avec des reliefs, très sobre et d'un blanc pur: pas d'extravagances.

L'œuvre est divisée en plusieurs chapitres:

- Chap 1: Mythes fondateurs de l'univers FF8 et l'histoire des continents. Ce chapitre met en scène les bases sur lesquelles repose le jeu, son contexte et le déroulement des évènements du jeu. De petits détails amusants du jeu sont aussi présentés en fin de chapitre.
Les renvois au jeu sont nombreux et essentiels, ainsi si vous n'avez pas joué à FF8 récemment, je vous invite à prendre une carte du monde du jeu en parallèle à votre lecture.



- Chap 2: Analyse, décryptage, et zones de flou. Il est ici mis en avant les contradictions entre les versions européennes, américaines et japonaises du jeu FF8, ainsi que le manque de réponses face à certains faits: les sorcières et l'héritage de leurs pouvoirs, la compression temporelle du CD 4 du jeu, les théories circulant autour du jeu, etc...

- Chap 3: La perception des fans sur Final Fantasy VIII. Ici on présente une analyse presque psychologique du jeu vu par les fans, entre questions sans réponses, manque d'informations officielles et extrapolation de chacun en opposition aux raisons probables d'un 'flou' volontaire autour de l'intrigue.

- Chap 4: Coulisses de la mise en œuvre et de la réalisation de FF8: défis, difficultés, les approches nouvelles et expérimentées, secrets de création et idées abandonnées.

- Chap 5: Biographie et portrait des personnages, questions autour du jeu et des changements qu'il apporte au genre du RPG japonais à l'époque (Gameplay, système d'association de magie, classes des personnages, etc...), différences entre les versions japonaises, américaines et françaises.

- Chap 6: Musiques.


Extra non inclus dans l'oeuvre: La mystérieuse musique de la scène d'intro du jeu est donc Liberi Fatali. Cinématique un brin étrange mais qui prend tous son sens au cours du jeu. Liberi Fatali ressemble à une chanson latine…mais n'en n'est pas vraiment ! La moitié des déclinaisons sont erronées et quasi-intraduisible normalement. Le refrain « Fithos Lusec Wecos Vinosec » n’est d’ailleurs pas du latin mais simplement un anagramme formé à partir de « Succession of Witches » et de « Love », deux thèmes musicaux importants de cet opus. En voici la 'traduction'.


Langue : Latin erroné.


Fithos Lusec Wecos Vinosec
Fithos Lusec Wecos Vinosec
Fithos Lusec Wecos Vinosec

Excitate vos e somno, liberi mei, cunae non sunt.
Excitate vos e somno, liberi fatali, somnum non est.

Surgite, invenite.
Veni hortum veritatis,
Horti verna veritatis.

Ardente veritate, urite mala mundi.
Ardente veritate, incendite tenebras mundi.

Valete, liberi, diebus fatalibus.
Fithos Lusec Wecos Vinosec
Fithos Lusec Wecos Vinosec
Fithos Lusec Wecos Vinosec
Fithos Lusec Wecos Vinosec


Traduction française :


Fithos Lusec Wecos Vinosec
Fithos Lusec Wecos Vinosec
Fithos Lusec Wecos Vinosec

Réveillez-vous de votre torpeur, mes fils, les années du berceau ne sont plus.
Réveillez-vous de votre torpeur, fils du destin, le repos n’est plus.

Levez-vous, cherchez.
Venez dans le jardin de la vérité,
Le jardin de la vérité printanière.

D’une vérité ardente, brûlez le mal de ce monde.
D’une vérité ardente, embrasez les ténèbres de ce monde.

Adieu, fils, jusqu’aux jours funestes. 
Fithos Lusec Wecos Vinosec
Fithos Lusec Wecos Vinosec
Fithos Lusec Wecos Vinosec
Fithos Lusec Wecos Vinosec