lundi 18 novembre 2013

La trilogie du mal - Maxime Chattam


La trilogie du mal est le nom donné à la saga en 3 volumes, de Maxime Chattam.
L'auteur signale que chaque volet peut être lu indépendamment des autres, mais certains flashback ou rappel des faits peuvent gêner si la saga n'est pas lue dans l'ordre ou en intégralité.

Genre: Thriller/policier.

L'âme du mal, roman de 2002.

Environ 500 pages.

Bref résumé: Portland, automne 1999 ou automne 2000 (on ne sait pas réellement, aucune date précise n'étant donnée). Joshua Brolin, début trentaine, est inspecteur depuis peu dans cette ville. Son passé de profiler au FBI l'a doté d'une méthode de travail particulière mais surtout très fructueuse en terme de résultats.
Un tueur en série frappe depuis quelques temps, ne laissant aucunes chances à ses victimes, des femmes isolées. Joshua va prendre l'affaire en main. Une affaire qui pourrait se révélée bien plus ardue et complexe qu'elle ne le semble...

Avis: Un grand merci à Closertogod76 et Obsidienne qui m'ont fortement incité à lire Chattam et notamment cette trilogie.
C'est avec plaisir que j'ai découvert Brolin, cet inspecteur audacieux, mystérieux et sûr de lui dans sa traque aux tueurs. La saga débute très fort, avec un premier volet qui donne rapidement envie de lire la suite des évènements et les volets suivants.


In Tenebris, roman de 2003.


Environ 580 pages.

Bref résumé: New-York, janvier 2002. Une femme nue et scalpée fuit en courant en pleine nuit... Ce qu'elle fuit? On ne le sait pas, mais elle a peur de "lui", peur qu'il la rattrape.
On retrouve cette femme dans un parc, tétanisée: une chose est sûre, elle a été kidnappée et s'est échappée de son agresseur.
C'est la détective Annabel O'Donnel qui est dépêchée sur les lieux où l'on à retrouvée la femme traumatisée. Pour Annabel, s'occuper des cas de disparition est une croisade qu'elle s'est imposée... pour raisons personnelles.
En enquêtant sur ce kidnapping et le mode opératoire de l'agresseur, Annabel va croiser le chemin de Joshua Brolin...

Avis: Un deuxième volet certes intéressant mais dans lequel j'ai pris beaucoup moins de plaisir à la lecture. Le thème abordé est long à transparaître, le Brolin du premier volume n'est plus que l'ombre de lui-même qu'il en devient déroutant et passe au second plan, au profit d'Annabelle et surtout on ressent l'ambiance sombre et froide de la ville de New-York à travers les lignes de l'auteur...


Maléfices, roman de 2004.


Environ 600 pages.

Bref résumé: Portland, été 2002. En pleine période de canicule, le frère de l'inspecteur Salhindro est retrouvé mort, avec une expression de terreur imprimé sur le visage... Etant un proche de Salhindro lors de ses fonctions à Portland, Joshua Brolin va participer à l'enquête sur cette mort dérangeante, en compagnie d'Annabel son amie venue lui rendre visite depuis New-York. 
Rapidement, on constate un nombre élevé de rapports d'urgence mentionnant des morsures d'araignées, parfois mortelles... qui coïncide avec la découverte d'un cocon à taille humaine contenant un cadavre.

Avis: Un très bon roman, qui m'a redonné les impressions/sensations que j'avais ressenties à la lecture du premier volume (et dont le deuxième volet manquait cruellement à mon goût). Une palpitation, une excitation qui nous tient en haleine tout au long du roman.
Un rythme très bon, des questions sans cesse soulevées au fur et à mesure que l'on croit avancer sur l'enquête, bref un cocktail à base de frissons et d'action qui clos à merveille la saga.

>> A mon tour je ne peux que vous encourager à découvrir cette trilogie, ainsi que l'univers de son auteur, Maxime Chattam, qui se documente de manière assez poussée pour être au plus proche de la réalité des faits qu'il décrit.
Action, frissons, personnages attachants, tout y est, tout est bon. Le temps de ces centaines de pages on se prend à soupçonner et douter de tous, comme si nous nous immiscions dans l'esprit d'un profiler, voir dans la peau d'un tueur...

samedi 2 novembre 2013

Le magasin des suicides - Jean Teulé


Le Magasin des Suicides, roman de 2007.

Environ 150 pages.

Genre: comédie dramatique/grotesque.

Bref résumé: "Vous avez échoué votre vie? Avec nous vous réussirez votre mort", voici le slogan d'un magasin tenu depuis 10 générations par la famille Tuvache: un magasin des suicides, où chaque article proposé peut permettre de mettre un terme à la vie de ceux qui le désirent.
L'entreprise familiale baigne (heureusement) dans la tristesse et le mal-être... jusqu'à l'arrivé d'un élément imprévu: Alan, le dernier fils de la famille qui contraste par sa joie de vivre.

Avis: Un roman court qui se lit très bien, on prend avec légèreté le thème de la mort et du suicide, mais on se rend bien compte que les soucis de la famille Tuvache sont le reflet de nos sociétés contemporaines.
L'histoire se déroule dans un futur plus ou moins proche (je pense XXII ou XXIII ème siècle), où le monde s'est encore plus enfoncé dans les erreurs de notre temps (thème du nucléaire, réchauffement climatique, guerres, etc...).
Une lecture à conseiller si le thème et le genre ne vous rebute pas!

En 2012, le roman a été adapté en film d'animation, en voici le trailer:


vendredi 11 octobre 2013

Saga d'Eirikr le Rouge et Saga des Groenlandais


Saga d'Eirikr le Rouge, édition folio de 2011.

Environ 100 pages.

Genre: récit historique, aventure et voyage, vikings.

Bref résumé: Les aventures d'Eirikr le Rouge et de ses descendants, de ses voyages entre l'Islande, le Groenland et les côtes américaines, entre les années 980 et 1010 environ.

Avis: Un court récit qui est cependant très confus du fait de la présentation de chaque personnage par son lignage (père de, fils de, etc...), mais qui permet de raconter la colonisation et la découverte de terres nouvelles pendant le Moyen-Age par les vikings.
Intéressant, mais pas facile à lire.

Pour plus d'infos sur Eirikr le Rouge c'est ici.

dimanche 29 septembre 2013

Bilbo le Hobbit - J. R. R. Tolkien


Bilbo le Hobbit, de Tolkien. Edition de 2007 contenant 2 cartes (une de la région de Mirkwood, et l'autre la carte de Thror).

Environ 300 pages (youhou! On constate qu'au cinéma on base une trilogie sur 300 pages: soit 100 pages par films, dans l'hypothèse où le dernier volet n'est pas divisé en 2 parties...).

Genre: Fantasy/aventure.

Bref résumé: Bilbo, comme tous les hobbits, est un petit être paisible et sans histoire. Son quotidien est bouleversé un beau jour, lorsque Gandalf le magicien et treize nains barbus l’entraînent dans un voyage et périlleux. C’est le début d’une grande aventure, d’une fantastique quête au trésor semée d’embûches et d’épreuves, qui mènera Bilbo jusqu’à la Montagne Solitaire gardée par le dragon Smaug…

Avis: Un récit bien plus léger à la lecture que le Seigneur des Anneaux, même si à mon goût la légèreté de lecture se mêle à un sentiment de facilité. L'aventure est bonne et on prend plaisir à suivre Bilbo évoluer dans cette aventure qui s'impose (presque) à lui.
Mais à la fin de cette lecture, je me souviens avoir pensé quelque chose proche de "son périple semble facile, malgré les épreuves" à cause du format de l'aventure (récit court comparé aux pavés de LOTR).

Les événements se précipitent davantage que dans LOTR (Lord of the ring), et c'est donc pour moi à la fois une bonne chose comme une mauvaise: bonne car la lecture se fait facilement, mauvaise car l'on s’imprègne un peu moins de l'univers fantastique et dangereux qui entoure nos héros.

Je ne parlerais pas des adaptations ciné qui à mon goût n'auraient pas dû voir le jour dans le format auquel elles sont présentées...

lundi 23 septembre 2013

Mythe et société en Grèce ancienne - Jean-Pierre Vernant


Mythe et société en Grèce ancienne, ouvrage de 1974 dans son édition de 2004.

Environ 250 pages.

Le mythe ne se définit pas seulement par sa polysémie, par l'emboîtement des différents codes les uns dans les autres. Entre les termes mêmes qu'il distingue ou qu'il oppose dans son armature catégorielle, il ménage dans le déroulement narratif et dans le découpage des champs sémantiques des passages, des glissements, des tensions, des oscillations, comme si les termes, tout en s'excluant, s'impliquaient aussi d'une certaine façon. Le mythe met donc en jeu une forme de logique qu'on peut appeler, en contraste avec la logique de non-contradiction des philosophes, une logique de l'ambigu, de l'équivoque, de la polarité.
Quel est d'autre part le lien entre le cadre intellectuel dégagé par l'analyse structurale et le contexte socio-historique où le mythe a été produit? Comment s'articulent, dans le travail concret de déchiffrement, une recherche en synchronie où chaque élément s'explique par l'ensemble de ses relations au système et une enquête en diachronie où les éléments, insérés dans des séries temporelles, s'expliquent par leurs rapports à ceux qui les ont précédés dans les séquences ainsi définies?
La réponse consisterait sans doute à montrer que, pas plus dans l'enquête historique que dans l'analyse en synchronie, on ne rencontre d'éléments isolés, mais toujours des structures, liées plus ou moins fortement à d'autres, et que les séries temporelles concernent des remaniements, plus ou moins étendus, de structures au sein de ces mêmes systèmes que vise l'étude structurale.


Voilà un des ouvrages les plus complexe à la lecture, loin devant Platon, de ma bibliothèque. Pas tant par son vocable mais par la densité des informations fournies, et par le renvoi ou la comparaison constante à d'autres grand noms ou auteurs.
En effet je crains ne jamais avoir lu en entier ce livre, ayant simplement ciblé les chapitres qui m’intéressaient pour réviser mon semestre d'histoire ancienne grecque.

Lecture destinée aux spécialistes ou spécialistes en devenir.